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Si les fouilles archéologiques, en mettant à jour une nécropole mérovingienne, attestent la présence de groupes humains sur le territoire de l’actuelle commune dès le VIIIe siècle, ce n’est qu’au XIIe siècle que le nom de Fresnes (fraxinum = frêne) apparaît pour la première fois dans les textes. En effet, l’existence légale et juridique des possessions de la seigneurie est mentionnée dans le cartulaire de l’abbaye de Longpont. Fresnes érigée en paroisse, devient au XIIIe siècle, Sanctus Eligius de Fraxinis, rattachée au-doyenné de Linas.
Le 21 février 1152, une bulle pontificale du pape Eugène III place le domaine de Longpont et ses édifices religieux, dont Fresnes, sous sa protection directe. L’église Saint-Eloi est alors érigée, à mi-chemin entre la seigneurie de Fresnes, Tourvoie et Berny, en bas des terres labourables.
Ce n’est qu’au XVe siècle que les sources écrites permettent de cerner la vie de cette paroisse composée de quelques feux (60 habitants en 1458). Les seigneurs de Fresnes, Berny et Tourvoie, de familles de parlementaires pour la plupart, se succèdent. Philippe de Connaye « seigneur de Fresnes et Montereau », conseiller du Roy en son conseil d’état et privé et ambassadeur du Roy à Venise est inhumé à Fresnes en 1610 et la dalle tumulaire portant son épitaphe est conservée dans le chœur de l’église Saint-Eloi.
L’histoire de la seigneurie de Fresnes et Berny est, tout au long du XVIe siècle, liée à l’histoire de la famille Brûlart, seigneur de Berny près de Fresnes, à l’origine de la construction et du réaménagement du château de Berny confié à François Mansart.
En 1646, les terres et le château de Berny sont cédés à Pomponne de Bellièvre, président au Parlement de Paris et ambassadeur du roi. Cent ans après, en 1745, le castel de Tourvoie est acheté par Louis de Bourbon-Condé pour y loger son amie, la danseuse Élisabeth Leduc. Les seigneuries, propriétés et château, sont ensuite acquises par les abbés de Saint-Germain-des-Prés qui se partagent les biens, qui seront confisqués en 1790. À la veille de la Révolution, les habitants forment une communauté villageoise d’environ 260 âmes et exploitent des terres labourables, bois, vignes, prés et prairies d’une superficie égale à celle de la commune d’aujourd’hui, environ 358 hectares. Le fermier de la seigneurie, co-signataire du cahier des doléances, demeure, avant la Révolution et après, le personnage central de cette communauté.
Les transformations post-révolutionnaires rattachent Fresnes au département de Paris, district de Bourg-l’Egalité (Bourg-la-Reine), canton de Choisy-le-Roi. La municipalité s’organise.
Les années qui suivent n’apportent que peu de changements : les activités demeurent agricoles, l’artisanat (fabrique de tuiles, briqueteries) et les carrières constituent les seules activités non agricoles. Le village s’articule autour de la Grande rue principale : au centre, l’église et la mairie, quelques chemins et sentes conduisent aux champs et aux vignes. La route royale-impériale, dite aussi route de Versailles-Choisy, est le seul axe qui dessert d’autres localités.
Quelques demeures bourgeoises s’ajoutent aux maisons et aux fermes de la Grande rue, mais la topographie locale change peu, même si, en 1834, les Parisiens s’entichent du champ de course de Berny, limité aujourd’hui par la RN 186 et le boulevard Pasteur. Là, soixante ans durant, se court le steeple-chase (course d’obstacle hippique). La fin du siècle marque néanmoins un tournant : priorité est donnée à l’enseignement laïc.
Dans un même bâtiment seront regroupées la mairie, l’école et la poste. La bibliothèque y fonctionne dans une des salles et, en juin 1900, le maire, Auguste Daix, inaugure la salle des fêtes. Le domaine bâti (10 hectares sur les 341 de la superficie totale) progresse le long de la route de Versailles. A son tour, la voirie s’organise : les routes menant à Antony puis à Paris par l’Haÿ-les-Roses sont créées.
Le seul événement marquant pour le devenir de la commune est, le 5 juin 1875, la promulgation par Mac Mahon de la Loi Bérenger, qui instaure le régime carcéral cellulaire. Une réforme radicale de l’organisation pénitentiaire qui nécessite la construction de nouvelles prisons afin de répondre aux exigences de cette loi. Il faut attendre dix-sept ans avant l’application de la loi dans le département de la Seine. Stratégique car « à la croisée des chemins », Fresnes fait partie des « villes élues », et le projet d’installation voit le jour en 1892.
En 1898, la prison accueille ses premiers détenus. Ces derniers, parfois suivis en ville par leur famille, deviennent Fresnois : la population augmente et passe à 2 379 habitants.
Par ailleurs la physionomie même du paysage urbain change peu dans la première moitié du XXe siècle. Le domaine bâti représente dix hectares sur les 341 hectares. Les maisons au nombre de 125 jouxtent une vingtaine d’ateliers d’artisans et neuf exploitations agricoles. Ce n’est que dans les années 1930, avec l’application de la loi Loucheur qu’apparaissent les premiers lotissements qui transforment la structure villageoise et préfigurent la ville. La population passe de 3 688 habitants en 1926 à 6 023 en 1936.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, un certain nombre de Fresnois subissent la déportation et la mort, dont le docteur Maurice Ténine, fusillé comme otage à Châteaubriant, et quelques conseillers municipaux.
L’ancien bourg rural se transforme peu à peu en commune de banlieue à partir des années 1950-1955. Les activités artisano-industrielles disparaissent, la poussée urbanistique s’accompagne du développement d’équipements culturels, sportifs, administratifs et scolaires. Au sortir de la guerre, à Paris, les familles s’entassent dans des logements minuscules avec des loyers exorbitants. En banlieue, les parcelles agricoles sont vendues : il faut reconstruire. Des architectes comme Le Corbusier imaginent un habitat social destiné à accueillir le plus grand nombre tout en restant convivial. Un mouvement repris par nombre de maîtres d’œuvres comme à Fresnes, Marcel Roux et Charles Thomas. Les résidences se multiplieront durant près de 10 ans : Tourvoie (1955), Val-de-Bièvre, La Butte Fleurie (1957), Le Clos de la Garenne, La Peupleraie, les Gémeaux (1960), La Vallée aux Renards (1963) ou encore La Fresnaie (1967).
Les équipements scolaires et sportifs se développent. Entre 1955 et les années soixante-dix, les groupes scolaires (CES et lycées), sportifs (gymnase, tennis, boulodrome), sociaux (crèches, dispensaire) ou culturels (MJC, bibliothèque municipale, conservatoire de musique) sont tour à tour créés, construits ou réhabilités. L’église Notre-Dame-de-la-Merci est construite en 1960. Des efforts sont faits pour éviter que Fresnes ne devienne une ville dortoir. L’équipement commercial se développe.
La ville s’équipe en structures culturelles (Conservatoire d’arts plastique en 1976, centre aéré en 1978). Les espaces verts se développent à leur tour, et la création de la ZAC de la Cerisaie (Zone d’activités industrielles et commerciales) favorise l’évolution économique.
En 1985, les ZAC Sablonnière-Ténine puis Saint-Eloi regroupent logements et commerces. La couverture de l’A86 dissimule le trafic sous des espaces verts, et diminue les nuisances. En 1992, la passerelle de la Bièvre, longue de 80 mètres permet enfin de réunir les deux parties de la ville. En 1999, la bibliothèque est inaugurée, et son rayonnement s’étend sur tout le département.
Depuis 2001, le conseil municipal a engagé la rénovation du quartier au nord de la ville en lançant la réalisation de la ZAC Charcot – Zola avec l’ouverture d’équipements publics : crèches, maison de quartier, logements.
En 2006, le Centre Municipal de Santé est transféré dans des locaux refaits à neuf, et inauguré dans le souci d’offrir un meilleur accueil et une meilleure prise en charge des malades.